Polémique de l’Hôtel de la Marine : la France qui coule

La polémique en cours sur l’Hôtel de la Marine est une nouvelle bataille d’Hernani symptomatique du conservatisme excessif d’une France qui se transforme en musée pour vieux fonctionnaires.

L'Hôtel de la Marine

La bataille surréaliste qui se déroule en ce moment autour de l’avenir de l’Hôtel de la Marine est passionnante car elle révèle de manière presque caricaturale les tendances mortifères d’une France momifiée dans un conservatisme archaïque. C’est une bataille idéologique, au coeur du mal français.

Rappel des faits

L’Hôtel de la Marine est un sublime bâtiment, face à la place de la Concorde, construit par Gabriel à la demande de Louis XV, afin de mettre en valeur les productions des artisans français aux yeux des Cours européennes en visite à Paris. On l’appelait alors le Garde-Meubles. Depuis 1789 le bâtiment est le siège de l’Etat major de la Marine française qui l’a, semble-t-il, laissé se dégrader jusqu’à un état déplorable, comme toute bonne bureaucratie qui se respecte. Comme beaucoup de Parisiens, je me suis parfois demandé ce qu’il pouvait bien renfermer. Réponse : des marins. Avec un intérêt stratégique majeur évident : surveiller la Seine pour protéger l’Assemblée Nationale contre l’attaque de navires de guerre étrangers.

Dans la continuité de la louable politique de revalorisation de l’extraordinaire domaine de l’Etat, laissé à l’abandon depuis des décennies faute de moyens, le Gouvernement a décidé de lancer un appel à projet, dans le cadre des partenariats public-privé, pour confier l’exploitation de l’Hôtel de la Marine à des acteurs privés (la propriété du bâtiment restant à l’Etat).

Cet abominable secteur privé qui cherche à faire de l’argent (beurk !) avec le patrimoine de la France éternelle

Membre du secteur privé

Un sublime bâtiment appartenant à l’Etat, c’est-à-dire au peuple français, qui va être restauré et ouvert au public, sans que cela ne coûte un euro au contribuable. Spontanément, on se dit : quelle bonne idée !

Hé bien non, ce serait trop simple. Nous sommes en France. Il s’est donc trouvé de nombreuses personnalités pour se scandaliser qu’on laisse entrer l’abominable secteur privé (beurk !) dans ce bâtiment qui appartient à la Frââânce -comprendre à l’Etat, pas au peuple (beurk !!)- et il paraitrait qu’on pourrait même y faire du commerce (beurk !!!) pour payer les frais de restauration et d’entretien. Quel avilissement ignoble face aux forces de l’argent roi, indigne de la Frââânce.

Extrait du site web de nos sauveurs : « Une exceptionnelle mobilisation de l’opinion publique (8.971 signataires d’une pétition en ligne, soit le nombre d’habitants de Pont-Audemer, charmante bourgade de l’Eure) a permis d’alerter le Président de la République sur l’impopularité d’une cession de l’Hôtel de la Marine au secteur privé, et ceci, quelle qu’en soit la forme ». Le privé, c’est non par principe « quelle qu’en soit la forme ». Au moins, c’est clair.

Résultat ? Face à cette quasi-révolution « populaire », et compte tenu des enjeux socio-économiques majeurs qui sont en cause, il a été décidé de … réunir une commission. Ce n’est pas demain la veille que je pourrai visiter l’Hôtel de la Marine moi.

Mais au fait, quels sont ces horribles projets privés qui sont l’objet de cette mobilisation sans précédent ? Faire de l’hôtel de la Marine un temple de la gastronomie française, ou de l’artisanat d’art (ce qui -soit dit en passant- était la vocation initiale du lieu, celle voulue par Louis XV), ouverts aux talents contemporains de la culture vivante, avec quelques salles à louer, restaurants et boutiques d’artisanat français pour payer tout ça. Mais ou est le problème bon sang ? Le commerce, c’est la vie. D’où vient l’argent qui a financé ce bâtiment,  notre magnifique modèle social et notre administration « que le monde entier nous envie » d’après vous ? Les généraux de la Marine royale aiment bien les contribuables qui les paient et qu’ils sont censés protéger, mais de loin, depuis le balcon de leur bel hôtel si possible.

Et que proposent nos éminents défenseurs du patrimoine nationâââl ? Ouvrir un musée. Original non ? Et qui va payer ? Vous et moi. Evidemment.

La France musée

2 pièces inestimables du Musée de la Charentaise, à Varaignes

Cette tendance grandissante à ouvrir des musées à tour de bras dans n’importe quel bled a quelque chose d’inquiétant (des milliers de nouveaux musées ont été ouverts depuis 30 ans). Célébrer le passé c’est très bien à condition de ne pas sombrer dans une nostalgie fataliste et un conservatisme systématique. Si c’était mieux avant, c’est peut être parce qu’à l’époque la France et les Français étaient plus rock’n’roll qu’aujourd’hui (pas difficile). Les Français prenaient des risques, inventaient, créaient, lançaient des idées et des projets révolutionnaires comme la Tour Eiffel par exemple. Tout le contraire de la France musée, prostrée sur son patrimoine et ses zavantages zacquis, roulant à 35 à l’heure sur l’autoroute de la retraite à 55 ans.

La nouvelle bataille d’Hernani ?

La bataille d'Hernani, anciens contre modernes

Nous assistons à une nouvelle bataille qui oppose les anciens et les modernes. Ceux qui veulent que rien ne change, contre les créateurs et les innovateurs. Les adorateurs du service public contre les entrepreneurs. Le clergé intellectuel de la culture morte, toujours prêt à dépenser l’argent du contribuable, contre les bourgeois mécènes (beurk !) qui n’hésitent pas à investir leur argent dans la culture vivante. La fermeture ou la muséification de bâtiments de prestige réservés à l’élite culturelle ou à l’aristocratie d’Etat (en l’occurrence l’Etat major de la Marine) contre l’ouverture au peuple et aux marchands du temple. La France d’Etat qui coule en pleurnichant et en pestant contre la France des Corsaires (un partenariat public privé avant l’heure) qui montent à l’assaut et ont le mauvais goût de s’enrichir.

A chaque nouveau projet, on voit de vieilles momies protester au nom du bon goût et de la préservation du patrimoine : la Tour Eiffel, le Centre Pompidou (quoique sur ce coup là, ils avaient peut être raison ;), le Grand Louvre, etc, etc, etc… Cette fois, parmi les pétitionnaires de la France muséifiée on retrouve notamment Monsieur Edouard Balladur, un gars pas du tout conservateur, qui avait refusé de quitter son bureau du Louvre quand il était Ministre des Finances pour faire place aux travaux du Grand Louvre.

Paris sera toujours Paris

Pendant que les Parisiens saisissent le moindre projet architectural pour s’empoigner pendant 10 ans, on construit à tour de bras à Berlin, à Londres ou à Barcelone, des villes autrement plus dynamiques, vivantes et attractives que le Paris qui se couche tôt que nous connaissons aujourd’hui. Et Monsieur Pinault a installé sa collection d’art moderne à Venise après avoir essayé en vain d’en faire profiter la France. Et si le principal chantier du Grand Paris, c’était de changer les mentalités ?

Conservateur (de musée)

Pro life

Moi je choisis la vie, la création, le commerce, avec leurs bonnes et leurs mauvaises surprises. Et c’est un vrai conservateur qui vous le dit ! Le conservatisme, c’est garder tout ce qui marche, et ne changer que ce qui ne marche pas. Vu l’état de décrépitude et l’utilité sociale nulle de l’actuel Hôtel de la Marine, il est temps de changer, non ?

J’espère que le Président Sarkozy reviendra sur sa juste intention première et ne se laissera pas effrayer par la mobilisation des vieux barbons de la France moisie et du Figarôôô magazine. Une indication intéressante, parmi d’autres, sur l’orientation réformatrice ou conservatrice de la fin du quinquennat.

PS : un billet sur le livre d’Olivier Poivre d’Arvor « Bug made in France » qui explique comment la France et l’Europe ont laissé la domination culturelle mondiale aux Etats-Unis en se focalisant trop sur la dimension artistique et pas assez sur l’accès à la culture, et ses formes modernes. Une analyse qui va dans mon sens, mais avec beaucoup plus de talent et de connaissance du sujet :
http://www.nicolasbordas.fr/et-si-on-evitait-que-la-france-ne-devienne-quun-musee

20 Responses to Polémique de l’Hôtel de la Marine : la France qui coule

  1. Erlikhan dit :

    Vous seriez plus crédible en évitant d’être aussi méprisant. Vous noyez vos propos sous la haine du service public et la glorification de l’entreprise. Comme la plupart des libéraux, vous êtes aussi dogmatique et intransigeant que les communistes que vous détestez, à chacun son fanatisme dirait-on !
    Pourtant, dans ce cas vous devriez être plutôt content que l’Etat ne puisse pas faire ce qu’il veut (et comme il veut) de l’hôtel de la Marine.
    Les français ne sont pas réfractaires au changement, à condition que l’on explique calmement et clairement, sans les regarder de haut, sans les traiter de crétins, sans vouloir les forcer à coups de dogme, fut-il celui du marché soi-disant tout puissant ! La France n’est ni archaïque ni décadente, elle est simplement victime d’une caste politicienne, et vos amis de l’UMP ne sont d’ailleurs pas en reste pour s’engraisser sur le dos des contribuables.

    • Bonjour
      Merci de votre commentaire.
      Je ne suis pas méprisant, je suis en colère.
      Dites moi quelle phrase vous a paru méprisante, pour que j’envisage de la corriger éventuellement.

      Dans le cas présent, je condamne le dogmatisme des pétitionnaires qui refusent la présence du privé « quelle qu’en soit la forme ». Voila du dogmatisme objectif. A l’inverse, mon billet n’est pas une apologie du privé, et à aucun moment je ne prétend pas que tout ce qui est public est mauvais « quelle qu’en soit la forme ». Je m’attaque surtout au conservatisme et à la protection corporatiste des prébendes de l’aristocratie d’Etat sur le dos des contribuables.

  2. Cébulon dit :

    Bonjour,

    Je partage pour bcp l’avis d’Arnaud, pour info, si vous ne connaissez pas, je vous invite à découvrir le modèle économique développé en Espagne par Alphonse XIII au début du XXem S: les Parador. Si ma mémoire est bonne et pour la petite histoire, à l’époque, pas de moyens d’entretenir les édifices historiques publics; il créé alors une chaîne hôtelière à vocation commerciale limitée mais dont l’objectif premier est de maintenir ces édifices en état. Il y en a maintenant près d’une centaine, de châteaux à monastères, tous parfaitement transformés en respectant l’histoire, à des prix très corrects … en plus cela a créé de l’emploi, … alors

  3. conservateur... dit :

    …et fier de l’être, car cela fut toute ma vie professionnelle. Je vous trouve insultant et caricatural (il n’est que de voir la photo du conservateur que vous mettez : j’aimerais bien voir la votre …) sur les travers que vous nous imputez : si vous saviez combien il nous faut ramer pour obtenir des crédits décents, permettant sinon d’acheter au moins d’entretenir les objets qui nous sont confiés, alors que l’on voit tant d’argent public consacré aux jeux du cirque ou à la guerre en Afghanistan ou en voyages… mais cela vous échappe à coup sûr, à moins que vous ne trouviez cela nécessaire pour la survie économique, si mal en point dit-on de notre pays : les jeux du cirque font travailler les bateleurs, la guerre l’industrie de l’armement et les voyages l’aéronautique !
    Dans cette affaire le problème n’est pas de faire payer le contribuable – dont je suis aussi – mais d’être sûr que l’attributaire privé, si c’est le cas, saura entretenir, restaurer ce que l’armée française, qui a commis tant de dégâts sur nombre de bâtiments qu’elle a occupés ( je ne parle pas bien sûr des préjudices dus aux conflits), n’a pas su faire. J’ai même une proposition à vous suggérer : je ne suis pas hostile à ce qu’on le vende à la découpe, au moins cela fera des rentrées d’argent. Mais hélas je ne pourrais y prendre part.
    Vous avez raison sur un point : il est inutile de multiplier les musées, car personne n’y a va plus, sauf ceux qui aiment se cultiver autrement que par le truchement de google musées… Mais je suppose que, pour vous qui détestez tant les conservateurs en tout genre cette fois-ci, cela fait partie de vos préconisations et du développement de la culture numérique, à laquelle je crois et ai participé.

    • Bonjour
      Je crois que vous vous méprenez. Ce ne sont pas les conservateurs de musée que je critique, mais les conservateurs tout court. J’utilise la photo et le jeu de mot de manière humoristique. J’ai beaucoup de respect pour les conservateurs de musée.
      Je suis parfaitement hostile a la vente à la découpe d’un tel batiment. Il y a plusieurs projets privés qui en respectent à la fois l’intégrité, l’esprit et la vocation historique. Etre favorable aux solutions public-privé ne signifie pas nécessairement être un barbare pret à transformer le patrimoine historique en barnum façon Disney / Macdo. Entre cela et la solution classique consistant à en faire un énième musée, il y a beaucoup de solutions intelligentes et respectueuses du patrimoine.

      • Enée dit :

        Le problème réside précisément là : on fait le projet vite fait bien fait, avec un appel d’offre tout sauf transparent, mettant à l’encan des éléments qui – effectivement – appartiennent à la « nation », avec l’idée que « l’histoire » fait vendre… sans autre forme d’intelligence (je ne parle pas là seulement de respect) pour cette histoire. Il suffit de voir les nombreuses critiques formulées à J. Nouvel, qui était pressenti pour cette opération Marine, à l’égard de sa vision des arts premiers (il est l’auteur de la scénographie du musée Branly) totalement déconnecté de l’histoire des objets.

        La bataille d’Hernani pourrait se lire en symétrique inverse, les modernes sont peut être ceux qui pensent que l’on peut faire de l’intelligence avec l’histoire et la mémoire, là où d’autres ont une approche du niveau « starac' » (Alexandre Allard : « Avec l’hôtel de la Marine, on a une superstar »
        LE MONDE | 23 janvier 2011 ) qui commence sérieusement à dater, mais dont toute la procédure jusqu’à ce jour relevait de ce niveau de réflexion.

        Mais si par ailleurs, il y a moyen de mettre en route une synergie commune entre projet qui s’adresse à l’intelligence, qui tire partie de la longue et riche stratification de ce bâtiment, et qui permette de mettre en valeur d’autres aspects, pourquoi se priver. Et puis finalement, les bougons ont eu au moins le mérite de pointer le coup tordu qui se faisait?

        Nota : les militaires n’ont pas toujours été de mauvais gestionnaires. L’hôtel de la marine a conservé de nombreuses parties qui étaient réemployées dans le bâtiment lorsque celui-ci était modifié, agrandi, surélevé… assurant par là même une préservation intelligente du bâtiment.

      • Merci pour toutes ces informations qui enrichissent le débat de manière argumentée et positive

      • conservateur... dit :

        je crois que vous n’avez pas saisi l’humour dans ma proposition de vente à la découpe : il va de soi que comme vous je pense qu’il y a des solutions intelligentes à trouver pour réhabiliter un monument ancien et dans ce cas là particulièrement prestigieux : faisons confiance à M. VGE chargé de la trouver…

  4. Un jeune pas conservateur dit :

    Depuis quand brader des monuments historiques à des fonds de pensions de Dubaï ou à des hôteliers, pour les laisser se dégrader ou en tirer un revenu moindre à long terme est une bonne solution? Vous voulez voir ce qu’on a fait des anciennes imprimeries nationales?

    Par ailleurs, la collection de B. Pinault est sympathique. Elle est surtout habile fiscalement, à défaut de mériter sa place dans un bâtiment de cette stature – chacun pense ce qu’il veut de l’art contemporain, cela dit.

    Votre réflexion est à l’image de votre métier: un peu sympathique, probablement compliqué, réellement peu utile à la collectivité et faible conceptuellement. Vous stigmatisez le « Fig’Mag' » pour nous proposer Challenges, tout en marchant sur les pauvres, la banlieue , la campagne et la ville de Pont-Audemer qui ne vous a rien demandé.

    En guise d’ouverture, je vous laisse réfléchir aux coûts pour la collectivité d’installer les marins (ces crétins inutiles et non-producteurs de richesses, comme ces ringards de fonctionnaires et ces boeufs de militaires) dans un bouveau bâtiment aux normes, pas trop loin des centres de décision parisiens.

    • Pour le moment, nous ne connaissons pas la teneur des projets proposés par les acteurs privés. Donc toutes les craintes que vous emettez sont un procès d’intention, qui illustre bien l’opposition idéologique qui est la votre et celle de tous ceux qui s’opposent à l’appel à projet.

  5. roquelet dit :

    Bonjour
    je n’ai pas apprécié votre article. Le conservatisme que vous imputez aux français se résume pour moi à de l’autisme de votre part. Il suffit de voir comment ce pays à changer en 70 ans grâce à une organisation de l ‘Etat, des valeurs, et un service public que vous décriez avec le tn compassé qu’on tous les bons doctrinaires libéraux qui veulent nous sauver (« Il n’y a pas d’autre solution possible » ).
    Votre critique des usages du lieu est aussi ridicule que le reste surtout si l’on pense que si la marine française a été grande c’est sans doute au 18ème siècle.
    Après tout le Potomac et washington sont aussi loin de la mère que la Seine et Paris et pourtant il y ont bien mis le pentagone!

    Plus sérieusement il y a une grande manipulation derrière cette soit disant modernité qui consiste à démembrer l’Etat après l’avoir éreinté en transférant à meilleurs prix tout ce qui fait sa richesse à des profiteurs qui parasitent le porte monnaie du citoyen ( des autoroutes aux LGV en passant par les telecom ou edf on en voit bien le résultat)
    Votre approche contient un sophisme et fait oublier ou ignore qu’un partenariat public privé est avant tout un moyen de transférer à d’autre la charge des investissements qui est équilibré par un loyer que paye le propriétaire.
    Le résultat de votre belle affaire est que l’on va privatiser l’accès à ces lieux pendant 40 ou 50 ans mais on va nationaliser le loyer que l ‘Etat paiera pendant la même durée au titulaire du partenariat . Et au total on paiera probablement plus cher voire beaucoup plus cher puisque par construction le système inclut aussi la rémunération du preneur.
    Enfin vous ralliez les musées pourquoi pas, je conçois que l’on puisse penser qu’un musée doive rapporter un peu sans doute comme disneyland, le futuroscope ou aqualand qui pourrait être vos modèles.
    Mais je pense quant à moi qu’il y a plein d’autres usages que nous pourrions imaginer dans ces lieux magnifiques : un centre public d’enseignement de haut niveau, le ministère de la ville et de la solidarité sociale, un lieu de résidence pour de grands artistes ou chercheurs francophone …bref toute sortes de choses qui ne rapportent pas (horreur) mais qui investissent pour l’image de la France et conforte la devise qui est encore la sienne.

    cordialement
    yr

    • roquelet dit :

      ps (si j’ose)
      excusez les fautes d’orthographes, la manipulation des cadres pour répondre n’est pas facile
      cdlt
      tlm

    • Je ne pense pas que caricaturer les propos d’un auteur soit le moyen le plus efficace de contrer son argumentation. Publier ce type de commentaire sert mon analyse, car à vous écouter, on comprend bien qu’à vos yeux seuls les dépenses publiques sont utiles et que le secteur privé est par essence suspect.

      • Un jeune pas conservateur dit :

        Je déteste commenter les fautes d’orthographes des blogueurs, mais au vu de votre dernier commentaire, on comprend que Rue89 se soit sentie obligée de reprendre l’article.

        Le secteur privé n’est absolument pas suspect, mais on peut s’interroger sur l’opportunité pour l’Etat de se priver de recettes fiscales sans aucune raison. Quand l’Etat perd de l’argent, la collectivité perd de l’argent. Sauf si le partenariat est bien conçu, que les partenaires privés paient des taxes équitables (ce que n’a pas fait carlyle, exempté de taxes sur les plus values faites sur la revente honteuse des bâtiments de l’imprimerie nationale.)

        Vous êtes sympathique et dynamique, mais transparent et finalement très dogmatique: « le secteur privé fait mieux », « les bureaucrates laissent pourrir le patrimoine » etc. C’est très faible comme argumentation.

      • roquelet dit :

        Vous voulez dire comme les banques par exemple qui sont en pointe dans le montage de sPPP?? grosses commissions à l’appui ???
        Ou les grosses entreprises du BTP qui n’existent pas sans la commande publique?
        ou les auto entreprises en communication qui fournissent tout ce qui va bien à l’élysée en violation absolue du code des marchés publiques et du respect minimum des marchés publics qui met en examen le moindre fonctionnaire qui le méconnaitrait ?

        Dans tous ces exemples il n’y a que de la dépense publique qui engraisse bien largement des bonnes entreprises privées qui font ensuite de l’optimisation fiscale à l’échelle mondiale ( l’échelle mondiale commence en suisse !)

        cdlt
        yr

  6. Franck dit :

    Cet article est consternant de parti pris et d’ignorance du problème. Un groupe hôtelier et des financiers du Moyen Orient veulent transformer un palais aux décors préservés et au mobilier associé unique en hôtel ou autre chose de pire avec toutes les dégradations y compris architecturales que cela entraîne. Couvrir la cour etc.. avec les bons soins de Monsieur Nouvel, ce genre d’architecte modeux qui préfère parasiter des monuments que d’en construire. Nous parler de Berlin, de Barcelone et d’autres destinations boboesques est une ânerie. Le signataire de cet article ne connaît rien ni au patrimoine, ni aux arts décoratifs, ni aux exigences de conservation d’un lieu etc etc.. L’Hôtel de la marine, ancien garde-meuble de la Couronne est un haut lieu et n’a pas vocation à être dépecé au profit de copains et de coquins, quel que soit leur parti politique. Au delà même de la braderie de ce lieu qui compte parmi les monuments d’identification nationale majeure de Paris, il est surprenant que ce texte, repris sur rue89, se fasse apologique des milieux affairistes les plus douteux. Monsieur Allard, secondé par un ex pseudo ministre de la culture (le pire qu’on ait eu) et avec derrière le Qatar (he oui encore) n’ont pour but que de se partager le gâteau supposé de ce trafic lamentable. Tout dans cette affaire est un pur scandale et ça ne passera pas.

    • Il me semble que c’est vous qui êtes parti pris puisque vous condamnez des projets qui n’ont même pas été présentés et déposés puisque l’appel à projet n’a même pas été ouvert.
      Je crois savoir que l’Hôtel de la Marine, exception faite des principales salles historiques, a déjà été bien dégradé par 200 ans d’usage de bureau par la Marine.
      Je crois que le souci de préservation du lieu peut très bien etre le critère de choix du projet retenu, choix qui je vous le rappelle sera effectué par l’Etat.
      Je pense que votre raisonnement est un procès d’intention clairement animé par le rejet, pour ne pas dire la haine, de tout ce qui est privé. C’est votre droit de préférer le système communiste du tout public mais vous devriez modérer vos propos car leur agressivité ne sert pas vos arguments.

      • Un jeune pas conservateur dit :

        L’argument de l’agressivité est un peu éculé, tout de même. On dirait un député UMP essayant de faire passer François Hollande pour un anarcho-syndicaliste, parce que la télévision est là.
        Franchement, c’est à se demander comment Rue89 vous a laissé publier. Vous devez avoir été à l’école avec l’un d’eux ou l’une d’elle. Ce qui n’a pas laissé une marque indélébile sur votre syntaxe, d’ailleurs.

        « Choix qui je vous le rappelle sera effectué par l’Etat ». En toute logique, vous devriez plutôt dire « arbitré par le Gouvernement », auquel l’Etat ne se réduit pas, bien que son appareil lui doive obéissance. Tout ça pour dire qu’on parle de politique, là, pas de l’influence sournoise des bureaucrates.

        Vous faites la pub de projets qui dégraderont tout autant ce bâtiment que les marins qui s’y trouvaient, et qui bénéficieront à des groupes payant très peu de taxes, pour un gain culturel probablement nul. Un hôtel de luxe, une boutique Prada ou Boucheron de plus ne feront pas de Paris une ville plus belle, accessible à tous, ou riche de sa culture. Cela sera une enclave de plus pour les élites économiques d’ici ou d’ailleurs. Pourquoi pas, elles ont un rôle à jouer à Paris. On peut aussi trouver mieux à faire d’un tel bâtiment: par exemple, un espace de mise en valeur de l’art et de l’artisanat français – ou pas-, comme vous le proposez fort justement.

  7. Cébulon dit :

    Pardon, mais j’apprends que je suis bobo (avec le parfum suggéré ci-dessus), j’adore Berlin, Barcelone … je dois faire une autocritique et peut être regarder au plus profond de ma poche, mon smic est peut être plus épais. Raccourci sincèrement moyen… pardon.
    Paris se meurt un peu, voir bcp, les exemples comparatifs avec d’autres capitales ne sont plus à prouver…
    La réduction de Nouvel limite, parlez-en à Ming Pei qui a offert au Louvre ou à Burren qui ont soulevé des montagnes de « oh mon dieu »…

    Rassurez-vous aussi :

    http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Actualite/Fondation-LVMH-Le-coup-de-gueule-de-Jean-Nouvel-dans-le-JDD-264391/?sitemapnews

  8. Cébulon dit :

    erreur de frappe, pardon:
    «  »La réduction de Nouvel limite, parlez-en à Ming Pei qui a offert au Louvre un nouveau souffle rafraichissant ou à Burren qui a soulevé à l’époque des montagnes de « oh mon dieu »…

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